Expatriation : vivre sa vie à 100% !

bulle

Lorsque monsieur VIE a voulu partir à l'étranger, comme je l'aurai souvent répété, mon monde s'est effondré. Toute cette vie que je m'étais efforcée de construire au long de ces années était soudainement remise en cause par une simple question de lieu d'habitation. Même si c'est sciemment que j'ai décidé de le suivre, une part de moi lui en voulait tout de même de tout bouleverser. Pourquoi ne pouvait-il pas être satisfait de ce superbe appartement que nous avions ? Pourquoi la stabilité de notre couple ne lui donnait pas envie d'encore plus la solidifier par une union, un achat immobilier, des enfants ? Pourquoi nos salaires largement supérieurs au revenu moyen des Français ne le contentaient pas ?

Après deux mois de vie à Montréal je ne vous cacherais pas qu'il y a eu des moments difficiles. Des moments de doutes liés à 90% à mon manque d'exercice d'une activité professionnelle. Ou plus précisément, à la peur de manquer d'argent et de devenir financièrement dépendante de lui.

Mais cette semaine en me baladant dans le quartier du Plateau Mont-Royal, j'ai alors ouvert les yeux sur ce qui m'entourait. J'ai pris conscience de combien ces rues étaient magnifiques, j'ai réalisé la chance incroyable que j'avais d'être là.

À l'instant même où j'écris ces mots, me voilà en voiture en route pour New York. NY ! Il n'aura suffi que d'un message Facebook d'un ami pour nous décider à partir dans l'après-midi. Car oui, Montréal rend le fait de partir en week-end à NY possible. Pour moi qui n'ai jamais mis les pieds aux États-Unis, c'est tellement incroyable ! Un rêve qui devient réalité. Il n'aura suffi que d'un changement de perspective pour permettre l'enclenchement de tout tas de nouvelles opportunités.

@@Aujourd'hui, sortie de ma bulle, je réalise que j'y étais enfermée@@

J'ai toujours aimé voyager et découvrir de nouvelles choses, mais pour moi ce genre "d'activités" a toujours été du registre des loisirs. Autrement dit des vacances, point. Je n'aurai jamais pu imaginer que cela fasse une partie intégrante de ma vie.

Quelle erreur ! Le monde est magnifique !

Au moment de partir au Canada, j'ai eu peur de tout laisser derrière moi : mes biens, mes amis, ma famille. Monsieur V.I.E m'avait alors dit de ne pas me soucier du matériel, que désormais ma famille c'était nous et que pour tout le reste, ils seraient tous là dans mon coeur, dans ma tête, dans les échanges téléphoniques/ Skype à pas d'heure. Il avait raison.

En route pour New York, j'écoute de la musique. J'écoute cet album que mes parents avaient pour habitude de mettre lors de longs trajets en direction de notre lieu de vacances. Je ferme les yeux, bercée par la voix de Phil Collins, ils sont tous là : mon père, ma mère et mes frères bien-aimés.

Alors Monsieur V.I.E, je te dis merci. Merci de m'avoir fait sortir de ma bulle si confortable et de m'avoir ouvert les yeux sur le monde.

Et pour vous l'expatriation, bonne ou mauvaise expérience ? A-t-elle radicalement changé votre vision du monde ?