Une minute de regrets

Je viens de passer la minute la plus courte et la plus emplie de regrets de ma vie.

Je m'explique. Il y a deux mois de ça, Monsieur V.I.E a perdu son titre de transport sur lequel il avait chargé son abonnement pour la semaine, la précieuse carte OPUS. C'est complètement dégoûté et dépité qu'il s'était résigné à accepter que NON il ne la retrouverait pas et que OUI il allait falloir repayer.

Je ne sais par quel mystère, les abonnements nominatifs n'existent pas à Montréal. Pratique pour prêter la carte au copain, moins pratique le jour où tu la perds car plus aucune trace de son existence/que tu la possédais.

SAUF qu'en fait tu peux tout à fait prendre le temps, une fois ta carte achetée, de la faire enregistrer dans l'une des stations où l'on trouve des centres services dédiés pour éviter de n'avoir plus que tes yeux pour pleurer de devoir repayer un nouveau titre de transport si ton abonnement est encore valable et que tu as perdu ta carte.

Il y a 2 mois donc, j'avais compati avec Monsieur V.I.E et je m'étais jurée intérieurement de faire enregistrer ma carte (acte gratuit qui plus est !) aussitôt que j’achèterai des pass mensuels de 80$ tout de même.

Oui mais voilà, telle une bonne résolution prise à la nouvelle année je ne l'ai pas fait. Et vous devinez la suite...

Le 7 du mois, après seulement 7 jours d'utilisation de ma carte OPUS (cqfd) : j'ai perdu ma carte OPUS. Je n'avais pas fait enregistrer ma carte. J'ai donc payé ce mois-ci 160$ pour utiliser ce beau réseau de transport montréalais.

Après avoir racheté une carte, je me suis donc empressée de me rendre au bureau de la Station Jean Talon pour que plus jamais on m'y reprenne. L'affaire aura duré 1 minute top chrono. Une minute à 80$. Ça fait cher la minute.