Expérience d’expatriation : Laetitia

témoignage expat Laetitia Montréal

Je ne sais pas toi, mais moi je suis fascinée par les parcours et histoires de toutes ces personnes qui s'installent à Montréal.

Comment ils s'y ont pris pour monter leur projet ? Quelles difficultés ils ont rencontré ? Combien de temps en avance ils se sont préparés et surtout quelles sont leurs premières impressions de leur vie ici ?! Je suis captivée. Alors quand Laetitia a commencé à nous narrer ses aventures dans mon groupe Facebook, ça m'a frappé comme une évidence : je devais lui proposer de partager avec tous son aventure sur mon blog ! Et devine quoi ? Elle a dit "oui" !

 

Depuis toujours j’ai été attirée par l’Amérique du Nord, je ne sais pas pourquoi cette fascination, alors que j’ai plutôt des origines Lusophones. Je me souviens bien de cette anecdote en primaire ou je passais dans la cour d’école auprès de mes camarades pour faire un sondage : « préféraient-t ’ils New-York ou le Canada » ?  Ce sont par la suite devenues mes 2 destinations de rêve.
Sauf qu’une phobie de l’avion assez handicapante m’a empêchée pendant de nombreuses années de voyager jusqu’à cette année, où j’écris donc depuis Montréal.
Mon installation au Québec a germé depuis plusieurs années, j’ai commencé à faire du réseau en 2014 en contactant des camarades de promo déjà installés ici. Car ma motivation première de venir au Canada était l’espoir de trouver une meilleure vie professionnelle.
En Mai, je suis venue au Québec pour mon voyage exploratoire et j’ai été très convaincue par Montréal, son côté multiculturel, le fait qu’il y ait beaucoup d’activités, surtout la danse que je pratique à un haut niveau. C’était la principale raison qui m’a motivée à m’installer ici, ainsi que d’avoir de la « nature en ville »

Depuis Janvier 2016, j’ai donc décidé que cette année serait la bonne. J’ai tenté beaucoup de dispositifs pour venir ici : trouver un emploi depuis la France, difficile. Inscription dans le bassin PVT, je n’ai pas été tirée au sort. Essai de dépôt d’une demande de Résidence Permanente, je n’ai pas pu être dans le quota, pourtant je suis dans un métier qualifié. C’est donc ma dernière ficelle qui a marché, celle d’un stage de perfectionnement avec l’OFQJ (Office Franco Québecois de la Jeunesse), car je suis encore dans les limites d’âges (ouf).
Ce projet là s’est fait rapidement, entre le moment où j’ai postulé à ce stage et mon départ, cela m’a pris 3 mois. Mais depuis le début de l’année je suis dans une démarche où je voulais partir donc j’avais commencé à vendre pas mal de choses.
Mes craintes, peurs : surtout liées au climat. Comme j’avais déjà exploré le Québec quelques mois avant, j’avais déjà déblayé pas mal de criantes que l’on peut avoir lorsque l’on ne connaît pas un pays. J’avais établi aussi pas mal de contacts avant mon arrivée. Cela aide pas mal ;).
experience expatriation laetitia montreal

Arrivée :


Mes premières impressions sur la ville, je les avais déjà eues quand j’étais venue en voyage exploratoire. En fait, c’était comme une évidence que je devais être ici, je me suis sentie comme à la maison (à quelques différences près où je marche plus ici qu’à Paris où j’habitais avant de venir).
J’ai beaucoup aimé la facilité avec laquelle je me suis fait des contacts qui m’ont aidée. Une anecdote ? Je revenais d’une vente d’entrepôt où j’avais magasiné des affaires pour mon appartement et en demandant mon chemin à un homme celui-ci m’a aidée avec ma valise, on a fait un bout de trajet ensemble et il m’a proposé son aide pour monter mon étagère. Résultat j’ai une étagère montée et un nouvel ami.
Les difficultés que j’ai rencontrées sont plus liées au climat : le manque de luminosité, la neige, on m’avait dit que Novembre est le pire mois.
Il a fallu aussi connaître toutes les subtilités d’ici, le système bancaire, les frais divers etc, mais heureusement j’ai des amis Québécois qui m’ont pas mal aidée.
Aujourd’hui je sens que je suis encore en phase de transition. Je pense que ce sera mieux quand je vais commencer à travailler la semaine prochaine. Je me sens pas mal angoissée là, parce que je n’ai qu’un visa de 6 mois et que je veux rester ici. Il faudra alors que je trouve un emploi permanent, et ça, ce sera une autre étape…

 

J'espère que tu auras apprécié autant que moi cette lecture de P'tite Frenchie à Montréal. Si toi aussi tu veux partager avec nous ton histoire, contacte-moi !