Dinette magazine

Dinette-magazine-5

Lorsque j'ai été conviée à venir célébrer le lancement du 5e numéro du magazine Dinette, je me suis réjouie. Cela fait un sacré moment que je les observe du coin de l’œil sur Instagram et à chaque publication je me dis "il faudra vraiment que j'achète un de leur magazine un de ces quatre". Tu sais ces "il faut que", "si jamais", "peut-être que", qui reportent aux calendes grecques une action que l'on s'empêche de faire sans aucune justification réelle. Mais moi si, j'avais presque une bonne excuse : acheter un magazine de cuisine, pourquoi faire ? Certes, j'aime bien manger, mais je ne suis pas vraiment du genre à prendre un énorme plaisir à cuisiner, alors de là me mettre à acheter un journal pour ses recettes....

Du coup, j'étais bien heureuse qu'on me donne un exemplaire. Fini les fausses excuses, j'allais pouvoir le lire une bonne fois pour toutes.

La première chose qui m'a frappé lorsque je l'ai pris entre les mains, c'est que force est de constater, Dinette magazine, ce n'est pas un "magazine" comme les autres. Tu le sais peut-être déjà, mais je suis une adepte de la presse papier féminine. Je ne parle pas de revues comme Elle, Biba ou compagnie (pas du tout mon truc), mais plus de Châtelaine et Style at home. Et même si j'aime beaucoup ces revues, il faut bien se le dire c'est un peu de la presse jetable quand même. Mais pour Dinette, c'est différent. Ça m'a sauté aux yeux ! Le magazine est vraiment consistant. Il est épais (160 pages !) et la qualité du papier est incomparable ! On sent l'épaisseur du grain, la qualité du papier, ça n'a juste rien avoir. Vous en connaissez beaucoup vous des magazines de 160 pages et qui ne soient pas constitués au 3/4 de publicités ? Moi oui, désormais.

Alors je suis rentrée chez moi, mon magazine sous le bras, en me faisant la promesse de me pencher plus attentivement sur son contenu. Hier après-midi, allongée dans le parc, j'ai enfin pris le temps de me pencher sur son cas. Ce qui est flagrant lorsqu'on consulte le sommaire, c'est que ce magazine de cuisine est franchement bien plus qu'un simple magazine de cuisine. C'est une belle thématique qui se déroule, tel un fil rouge, tout au long du numéro. Et je ne vous parle pas de thématiques saisonnières classiques dont raffole la presse du type "recettes détox pour l'été", "préparer les fêtes de noël" ou autre, mais de beaux sujets comme les numéros le montrent :

  1. Grosse bouf en gang
  2. Brunch
  3. Prendre le temps
  4. Montréal
  5. Road trip (c'est ce dernier numéro que j'ai eu en mains)

Puis passé le sommaire, quelle ne fut pas ma surprise de découvrir les portraits des collaborateurs au numéro. Une belle photo et un petit texte de présentation du rédacteur, tous aussi originaux les uns que les autres. Au revoir à l'ours destiné aux plus motivés des lecteurs avec ses tout petits caractères et place à deux pleines doubles pages. Il me semble qu'une revue qui met autant en avant ses talents, c'est suffisamment rare pour avoir le mérite d'être souligné.

Dinette 005 - Équipe et collaborateurs

Dinette 005 - Équipe et collaborateurs

Et enfin, je suis rentrée dans le vif du sujet et j'ai lu.

De surprise en surprise...

Il y a des recettes de cuisine oui, mais surtout il y a de MAGNIFIQUES photographies pour illustrer les plats. Pour moi, ces photos sont dignes d’œuvres d'art tellement la mise en scène des plats et le rendu final est extraordinaire.

Il y a même parfois plusieurs photographies pour illustrer un seul et même plat. Des photos toujours de qualité sur de belles pleines pages.

Toast avocat, citron, sumac, oeuf poché

Toast avocat, citron, sumac, oeuf poché

Pour moi, la force de ce magazine, c'est qu'au-delà d'un simple catalogue culinaire, Dinette magazine s'est attaché à proposer de vrais articles pour apporter une valeur ajoutée à leur mensuel. Le thème du numéro : Road trip. C'est donc tout naturellement que tout au long du magazine,  l'équipe de rédacteurs nous emporte avec elle à la découverte de son voyage à Charlevoix. Nous découvrons les lieux de leur hébergement, partons à la rencontre des agriculteurs et des personnalités marquantes qui font de la région ce qu'elle est. Un haut lieu de la gastronomie pour les amateurs de produits du terroir. Les recettes de cuisine trouvent ainsi leur place aux côtés de portraits de producteurs comme une suite logique de l'utilisation possible de ces ingrédients.

Vous l'aurez compris, Dinette magazine, c'est franchement plus qu'un magazine de cuisine. C'est une expérience littéraire à part entière. Quand on m'a offert ce numéro, je me suis fait la promesse de le parcourir (au moins !). Je savais que les photographies allaient me plaire et que même si je ne suis pas une adepte de cuisine, j'allais me régaler les yeux. Pas un seul instant je n'avais imaginé que j'allais le dévorer. 1h50. C'est le temps qu'il m'aura fallu pour lire le magazine de la première à la dernière page. Je ne l'ai pas lâché.

En définitive, je ne suis pas sûre du tout de me prêter au jeu de la mise en application des recettes de cuisine qui sont proposées (quoique la recette de Mojoto Lavande et bleuets me fait bien de l'oeil !). Comme je vous le disais, je ne suis pas une grande cuistot et les photos des recettes me donneraient bien trop de complexes sur ma propre réalisation. Mais ce qui est certain, c'est que dans le fonds, il n'est pas nécessaire d'aimer cuisiner pour aimer ce magazine de cuisine.

Et toi, as-tu déjà lu Dinette magazine ? Qu'en as-tu pensé ?

 

Dinette magazine, disponible en kiosque et en ligne.