Comment ma peur panique de rater mon immigration m’a permis de la réussir avec succès

Comment ma peur panique de rater mon immigration m’a permis de la réussir avec succès

Quand je discute avec d'autres Français sur le point de s'expatrier, je réalise que beaucoup décrivent une envie furieuse de s'installer au Canada pour fuir la France.

 

Marre de cette crise qui n'en finit plus, lasse de la morosité ambiante, de la peur de tout, la peur de l'autre. Quand je suis partie vivre à Montréal, je n’avais connu qu'un seul attentat, celui de Charlie Hebdo. Une attaque destinée contre des personnes ciblées, pas contre Monsieur et Madame tout le monde. Et pour le reste, j'étais bénie. Je n'ai j'aimais connais la crise. J'ai toujours trouvé du travail et je crois même pouvoir dire qu'une bonne étoile a toujours veillé sur moi.

Quand mon conjoint m’a annoncé qu’il voulait partir pour Montréal, mon monde s'est effondré. Nous avions tous deux une belle carrière prometteuse devant nous, nous gagnions très bien nos vies et nous étions installés dans un bel appartement que j'adorais. Je n'arrivais vraiment pas à comprendre POURQUOI il voulait oublier tout ça et repartir à zéro.

J'étais tellement angoissée à l'idée de tout quitter, de devoir tout recommencer. Je ne pouvais imaginer d'être capable de réussir deux fois ce que j'avais pu réussi à accomplir en France une première fois.

 

Alors quand nous avons finalement décidé de nous lancer, j'ai pris les choses en main. J'ai commencé à bâtir ce que j'aime appeler : mon plan d'action. Planning rétroactif, check-list, tous les outils (et conseils!) que je te donne régulièrement viennent de là. Testés et validés, ils m'ont permis de garder la tête froide dans ces moments d’incertitudes.

Et surtout, j'ai commencé à chercher… Sites internet, blog, forums, je voulais tout savoir. J'avais besoin de m'informer (et me rassurer aussi), sur mon intégration possible sur marché de travail, sur notre futur quartier, les dépenses à prévoir et sur mon adaptation probable à la vie quotidienne.

 

Honnêtement, j'ai passé des journées entières, des semaines entières, et ce, pendant des mois à chercher encore et toujours. J'ai pris conscience que si de nombreux blogs d’expats existent, il n’y en avait finalement aucun qui parlait de tout. C'est ce qui m'a motivé à lancer mon propre blog peu avant mon arrivée. Tout particulièrement devant la difficulté à trouver des infos sur la marche à suivre pour venir en tant que conjoint de fait. Ce point-là était le plus inquiétant pour moi. Et si jamais je n'arrivais pas à décrocher de permis d'entrée sur le territoire pour suivre mon homme ? C'était inenvisageable.

 

Malgré toutes mes recherches, nous avons fait des erreurs. Je n'ai pas anticipé la levée des interdictions de mon permis de travail, ce qui m'a obligé à le repayer intégralement 3 mois plus tard. Nous avons accepté de verser une caution pour notre logement parce qu'elle nous paraissait minime, 150$, alors que nous savions pourtant que c'était illégal. Et cela nous a causé bien des tracas pour la récupérer au moment de la sortie de l'appartement. Et tout ça, alors que nous étions pourtant pas mal informés !

 

Pour autant, le résultat est là. Le bilan est plus que positif.

  • Nous avons trouvé un logement en seulement 3 jours, à un prix tout à fait raisonnable pour le quartier. Si nous avons finalement fini par le quitter au bout de 1 an et demi, j'adorais cet endroit. Il jouissait d'une localisation parfaite pour nos besoins et nos envies. Un choix vraiment important pour se sentir bien dans notre nouvelle vie.

Mes économies m'ont permis de profiter de deux mois d'été sublimes à explorer la ville, à voyager et profiter avant de commencer à travailler.

  • Parce que j'avais préparé en amont ma recherche d'emploi, j'étais prête. Je savais ce que valait mon expérience, sur le marché de l'emploi, j'avais identifié les différents sites de références de ma profession, j'avais même commencé à réseauter avant de partir. Résultat : j'ai trouvé un emploi dans mes qualifications en seulement en trois semaines. Si cela peut te conforter dans l'idée que l'on trouve facilement du travail à Montréal, détrompe-toi. J'en connais bien d'autres pour lesquels la transition a été bien plus difficile. Bien sûr, il est fort probable que la chance ait joué pour moi (être là au bon endroit, au bon moment), mais ça ne fait pas tout. Je savais comment me vendre, où chercher et par quoi commencer.

 

Je pense que c'est la clé. Être préparé, c'est mettre toutes les chances de son côté. C'est pour ça que j'ai conçu Montréal, J’arrive! Pour permettre à tout le monde d'avoir la même chance que celle que je me suis donnée en arrivant à Montréal (mais avec le lot de recherches en moins!).