5 conseils pour trouver un travail

Quelle que soit la raison qui t’ait poussé à venir t’installer à Montréal, si la raison première n’est pas ton travail et que, CQFD, tu débarques sans job à la clé, je sais, c’est un peu la panique à bord ! J’ai connu ça aussi .. #montreal #expatriation #viedexpat #emploi

Quelle que soit la raison qui t’ait poussé à venir t’installer à Montréal, si la raison première n’est pas ton travail et que, CQFD, tu débarques sans job à la clé, je sais, c’est un peu la panique à bord !

J’ai connu ça aussi ..

« et si jamais je ne trouvais pas de travail ? »
« et si j’arrivais au bout de mes économies avec toujours rien ? »
« et si j’avais pas le choix et que je devais aller travailler en fast food ? »
pire : « et si je devais rentrer en France parce que je ne trouvais pas de boulot ? »

Bon je sais, pour le fast food c’est juste moi, mais pour avoir bossé à Mac Do et à Quick comme étudiante, je ne me voyais pas du tout rempiler en tant que femme active (cela dit, sache que j’ai un respect sincère et profond pour ceux qui y arrivent !).

Mon premier conseil, bien qu’il ne compte pas dans la liste des conseils pratiques pour trouver un travail, va plutôt t’aider à garder le moral. Déjà on oublie tous les « et si». Avec des « si » on pourrait mettre Paris en bouteille, c'est bien connu.

Et pour la question fatale : « Et toi, en combien de temps tu as trouvé un travail ? » je sais qu'on ne peut pas s’empêcher de la poser aux autres Français, plus ou moins franchement débarqués d'ailleurs. Mais non, non et NON. Si tu veux garder ta santé mentale intacte, il ne faut pas te comparer aux autres. À quoi bon ? Je sais que c’est normal comme question, c’est même quasiment dans l’ordre naturel des choses, mais tu sais quoi : c’est se faire du mal pour rien ! Il y a TELLEMENT de paramètres qui rentrent en ligne de compte ! Ne serait-ce que les expériences professionnelles de chacun, son domaine d’expertise, son baguage (bilingue /  pas bilingue) et le déterminant "facteur chance". Être là au bon moment au bon endroit, ça ne s’invente pas. C’est le destin. Alors si tu mets plus de temps que tous ceux que tu connais à trouver du travail, bah ce n'est pas grave. Chacun son parcours. Puis d’ailleurs, peut-on vraiment comparer l’incomparable ? À moins d’avoir fait exactement les mêmes études, travailler au moment endroit, avoir exercé au même poste et postuler pour le même job… t’as compris où je veux en venir ;)

 

Alors maintenant que tu as le bon état d’esprit, passons à la pratique !

 

J’aurai pu appeler cet article 5 conseil pour trouver ta job, mais je suis sûre que ça t’aurait fait bizarre et que même ça t’aurait fait mal les yeux. Pourtant ici, c’est comme ça qu’on dit, alors autant te mettre dans le bain tout de suite.

 

1. Adapter son C.V.

Ça peut paraitre du bon sens, mais au cas où, je préfère le rappeler. Le CV français et le CV québécois sont tout de même un peu différents, alors il serait bon de te renseigner un tout petit peu avant d’envoyer un peu partout ton C.V. s’il ne rentre pas dans les standards. Ah et puis, pour avoir dû éplucher une quarantaine de C.V. la semaine dernière au boulot, s’il-te-plait, un poil d’originalité (mais ça, ça vaut pour la France aussi hein !). Attention, pas dans le contenu, mais dans la forme. Je peux t’assurer qu’un C.V. avec un minimum de touches de couleur (ou autre mise en page), rien que ça, ça change un peu et ça retient l’attention du recruteur…

 

2. Te balader dans les rues

Étrange comme conseil hein ? La fille (moi), elle te conseille de flâner dans les rues plutôt que de te dire de te buter sur ton clavier à chercher sur tous les sites internet les offres d’emploi disponibles. Je sais, je sais, déroutant.

Mais je t’assure que j’ai au moins 2 bonnes raisons de te conseiller d’explorer ton quartier / les environs / la ville. Non seulement tu vas pouvoir en profiter pour découvrir ce nouvel environnement qui est le tien (et franchement, ça n’a jamais fait de mal à personne de savoir où faire ses courses dans tel magasin quand la question se pose), mais surtout bon nombre de commerces affichent des pancartes « on embauche » directement en vitrine. Alors si par tout hasard, tu franchissais le seuil de la porte pile-poil au moment où il recherche quelqu’un comme toi, on peut dire que le hasard ferrait bien les choses non ?

 

3. En parler autour de toi !

Le RÉSEAUTAGE ! Je crois que je n’ai jamais autant entendu ce mot qu’ici. Je me rappelle même avoir vu dans un reportage, avant de m’installer au Canada, qui disait que la majorité des offres d’emploi n’apparaissaient même pas en ligne, qu’elles étaient comme « cachées » et étaient réservées à « ceux qui savent, ceux qui connaissent ».

Bon, je ne sais franchement pas si c’est vrai ou non. Par contre, ce que je sais, c’est que le bouche-à-oreille, ça peut vraiment t’aider ! Tu vas à une soirée (à tout hasard, une soirée réseautage) et là tu rencontres quelqu’un qui se trouve justement travailler dans le même secteur d’activité que toi (ça peut arriver) et si jamais le courant passe et qu’un poste était justement à pourvoir, peut-être bien qu’elle pourrait transmettre ton C.V. directement au RH ?

 

4.Entrer par la petite porte

Je ne sais pas d’où vient ce mythe du Canada qui n’attend que toi, mais c’est totalement FAUX hein. Le Québec tournait sans toi et qu’il continuera bien après ton départ. Autant te dire qu’imaginer que parce que tu vas poser ta candidature à un poste que tu occupais en France signifie que tu vas automatiquement l’avoir, bah non désolée. À moins d’exercer un métier bien spécifique, qui fait partie des professions recherchées, il est tout à fait probable que tu galères.

Alors soit humble. Soit prêt à commencer en bas de l’échelle, pour ensuite la monter. Partir vivre à l’étranger, c’est accepter d’être immigré (par définition) et donc d’être prêt à prendre ce que l’on est prêt à te donner. Tu n’es pas en terrain conquis, on ne te doit rien. Par contre, toi, tu as tout à prouver, ne l’oublie pas.

 

5. Se renseigner

Encore un conseil qui peut te sembler banal et pourtant bien loin d’être anodin. Que ceux qui n’ont pas découvert une fois sur place que ....

« Oh mince ! »
  • je n’ai pas le droit de travailler avec les enfants,

  • ni dans le secteur de la santé et j’aurai pourtant tellement aimé ça …

  • ma profession est réglementée et il faut que j’effectue des démarches supplémentaires pour avoir le droit d’exercer

… lèvent la main.

 

Je peux te promettre que c’est du vécu. Bah oui, moi travailler avec les enfants, ce n’était pas du tout dans mes projets et pourtant quand l’opportunité s’est présentée, et bah j’étais bien embêtée .. gloups. Alors que faire ? Beaucoup de métiers sont régis par des ordres professionnels, assure-toi que ce n’est pas le cas du tien, et si ça l’est, renseigne-toi sur ce que tu as à faire pour pouvoir en faire partie.

Autre astuce, regarde si des organisations professionnelles représentent ta profession et contacte-les pour savoir ce que tu dois faire pour exercer ta profession dans les règles.

 

Pour lever les interdictions de ton permis de travail, l’idéal est encore de le faire en amont, au moment où tu fais ta demande de permis. Il te faut pour cela passer une visite médicale auprès d’un médecin agréé . Si tu as déjà ton permis et que tu aimerais les faire enlever, je t’explique dans un autre billet comment faire étape par étape.