3 conseils pour avoir le bon état d'esprit avant de s'expatrier

3 conseils pour avoir le bon état d'esprit avant de s'expatrier

Préparer son projet d'expatriation c'est un peu comme vivre une grossesse. On porte son projet pendant de nombreux mois. Au début, on le garde pour soi, de peur que les choses tombent à l'eau et on veut être sûr à 100% que les choses soient bien engagées avant d'en parler.

Puis au fur et à mesure des mois, cette simple idée, cette volonté, se concrétise et prend forme. Alors on en parle, empli d'espoir et de joie. On se renseigne, on se documente, on se prépare de toutes les façons possibles et imaginables dans sa tête et autour de soi. Nos proches nous soutiennent et s'opposent à cette décision, mais on avance, on avance. On a envie, on a peur aussi, on hâte et parfois on redoute ce qui approche. Mais tôt ou tard, le projet devient réalité et ça y est, on y est, prêt à franchir le pas, prêt vivre cette nouvelle étape de sa vie.

Dans mon groupe Facebook « Montréal, j’arrive » j’ai fait un live ce dimanche, pour donner mes trois conseils à destination de ceux en pleine phase des préparatifs. Ce moment où l’excitation côtoie l’angoisse tel wagon sur les montages russes. Parce que tout le monde ne fait pas partie du groupe (mais il est encore temps d’y remédier !), je voudrais reprendre avec vous les trois conseils majeurs exposés pour t’aider à te préparer en toute sérénité.

Quand je préparai moi-même mon expatriation, j’étais tellement stressée ! J’avais peur de ne pas trouver de travail, peur d’avoir de la difficulté à trouver un logement (et de laisser toutes mes économies en hébergement temporaire !), peur de ne pas me faire d’amis, etc. Alors certes oui, s’expatrier est un choix, c’était mon choix et c’était notre choix de couple, mais c’était tout de même un peu la panique à bord ! Quand je repense à mon niveau de stress alors que je ne partais pas seule, je ne peux qu’imaginer celui pour de ceux dont c’est le cas. C’est pourquoi j’ai trois conseils à te donner pour rester bien concentré sur ton projet d’expatriation et ne pas te laisser envahir par la peur et les doutes.

  1. Établir une stratégie.

 

Pour ne pas te laisser parasiter par un trop-plein de questionnement, mon premier conseil est d’identifier clairement les différents points d’accroche que tu rencontres. Quels sont les difficultés auxquelles tu es confronté ? Note-le sur un papier (oui prend un papier et un crayon, sérieusement) et relève-les.

Note noir sur blanc tous les points qui te posent problème et en fonction de ces points de difficultés, attèle-toi à trouver des solutions .

Par exemple :

  • Tu es stressé à l’idée de ne pas trouver de logement ? Identifie les sites de petites annonces immobilières.
  • Tu es inquiet de ne pas de trouver de travail ? Regarde du côté des organismes, corporations ou association professionnelle qui pourraient être des lieux ressources pour toi. Regarde leur site et vois si tu peux y trouver des réponses à tes questions, dans le cas contraire contacte-les et demande leur directement.
  • Tu redoutes de ne pas te faire d’amis ? Tourne-toi du côté de tes hobbies. Vois si tu peux pratiquer ton sport, ta passion qui seraient une occasion de rencontrer d’autres personnes.

Pourquoi ? Pour éviter de se laisser submerger par l’émotion et les angoisses.

Souvent on se sent accablé par la montagne de choses à faire et on a le sentiment qu’on ne va jamais y arriver. Écrire clairement les problèmes et se concentrer sur la résolution de ceux-ci est un moyen de ne pas se laisser envahir par ce que j’appellerai les « faux problèmes » et de rationaliser la situation. Tu as peur de mal vivre l’éloignement des tiens ? Je comprends ton inquiétude, mais tu sais quoi ? Tu ne peux pas avoir le contrôle sur ce point-là, alors autant te concentrer sur des points sur lesquels tu peux apporter une action concrète.

 

2. Garder la tête froide.

 

Concentre-toi sur tes motivations. Quelles sont les raisons pour lesquelles tu souhaites t’expatrier à Montréal ? Je sais que cela peut paraitre bête, mais je peux t’assurer que cela est loin de l’être. Parce que durant la préparation de ton expatriation, il y a des moments où tu vas douter. C’est inévitable. La famille aussi peut te faire douter ou même tes amis. Quand des personnes proches de nous remettent en cause la viabilité (voir l’intérêt) de notre projet on a beau être sûr de soi, il y a toujours une part de nous qui se dit « et s’ils avaient raison ? Et si je me trompais complètement ? ». C’est pourquoi je veux que tu reprennes ta feuille et note la raison pour laquelle tu fais tout ça.

Personnellement, j’ai décidé de faire ce grand mouv’ parce que mon conjoint a eu une belle opportunité professionnelle et que je ne me voyais pas le laisser partir et vivre notre relation à distance. Je voulais que l’on vive ça ensemble et cela a été une belle étape dans notre couple. Ma raison à moi de m’installer à Montréal est donc l’amour. Et toi, quelle est la tienne ?

Écris là et colle là sur le miroir de ta salle de bain ! De cette façon, tu ne peux perdra pas de vue l’essentiel, la raison première qui explique pourquoi tu fais tout ça et pourquoi ça en vaut pas la peine. Dans les moments de doutes, tu pourras t’y raccrocher et te la répéter tel un mantra.

Cela peut-être le besoin de voir du pays, de se challenger, peu importe. Ce qu’il faut, c’est regarder au plus profond de toi et te demander sincèrement qu’elle est la raison qui t’anime à entreprendre un tel changement de vie.

Il n’y a pas longtemps, une lectrice m’a contacté la veille de son départ pour Montréal, prise de panique à l’idée de faire la plus grosse erreur de sa vie. Non, non et non. Si tes raisons de départ sont justifiées, ce n’est pas une erreur, tu es sur le bon chemin. C’est pourquoi il est si important d’être au clair dès le début sur tes motivations.

 

3. Connecte-toi au monde !

 

Ce que je veux dire par là c’est : aller sur les groupes Facebook (comme Montréal, j’arrive !), les forums, les blogs, sites web, les possibilités sont multiples pour rencontrer d’autres personnes !

Moi mon truc quand je préparais mon expat’, c’était de lire une tonne de blogs d’autres Français installés à Montréal C’est d’ailleurs pour cette raison que j’ai voulu créer mon propre blog. J’étais accro au blog des Gaous à Toronto, de Frenchwithbenefits, je lisais le moindre article qu’ils publiaient, franchement j’étais à fond. Dès que le moindre article arrivait dans mon agrégateur de flux, je me précipitais sur leur site. Ça, c’était ma routine à moi, je voulais tout découvrir pour me préparer psychologiquement à l’aventure qui m’attendait.

Chacun sa routine et maintenant c’est à toi de trouver la tienne. Est-ce que cela va être de lire des sites internet, des blogs, écouter des podcasts, regarder des films, des documentaires : peu importe. Projette-toi, renseigne-toi, informe-toi, tu n’es pas seul, il y a d’autres personnes qui vivent et qui ont vécu la même chose ! Connecte-toi !

 

On arrive à la fin de ces trois points et il est maintenant temps de passer à l’action ! Comme je veux vraiment partager mon expérience avec toi et faire en sorte de pouvoir t’aider à t’expatrier sans la dose de stress que j’ai pu avoir, je te propose de te donner un petit outil, une feuille de route, pour mettre en œuvre tout ce dont je viens de te parler à l’instant. À toi de jouer !

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