1 mois à Montréal : mon premier bilan

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Cela fait exactement 1 mois et 6 jours que Monsieur VIE et moi-même avons posés nos valises à Montréal. L'heure d'un premier bilan a sonné.

Quand je repense à notre arrivée, j'ai l'impression que c'était il y a déjà bien longtemps tellement le chemin que nous avons parcourus est important. En tout juste 1 mois, j'ai l'impression d'avoir redécouvert la vie tellement l'univers qui m'entourait a été modifié. Nouveaux paysages, nouveaux repères, nouvelles habitudes, nouvelles expressions etc. L'apprentissage aura été rapide et il n'en est qu'à ses balbutiements.

Si je devais faire un point d'étapes, je dirais que...

 

Trouver un logement à Montréal c'est facile !

C'est avec une facilité assez déconcertante, je dois l'avouer, que nous avons trouvé un appartement. Il faut bien le dire car nous l'avons trouvé en tout juste 24h après avoir débarqué en ville. La deuxième visite d'appartement fut la bonne. On ne nous a demandé aucune fiche de paye, aucun justificatif : zéro papier. La confiance règne est c'est assez déroutant, mais agréable tout de même. En France on nous demande tellement de preuves (on doit carrément déposer un dossier !) que c'est quasi incroyable que tout d'un coup on ne nous demande rien. [Tweet "C'est comme si tout d'un coup les rapports humains avaient plus d'importance que la paperasse."] C'est tellement évident que c'est ainsi que les choses doivent être que j'ai l'impression que l'ordre naturel des choses s'est rétabli.

 

Trouver un boulot l'est moins...

Pourtant l'instant je n'ai pas de boulot et rien en vue. C'est vrai, je dois le reconnaître, que je n'ai pas été une foudre de guerre en matière de recherche d'emploi. Et pourtant j'avais préparé le terrain en faisant mon équivalence comparative de diplômes avant de partir. J'ai été assez prise par notre double installation (nous avons logés temporairement dans un appartement durant le 1er mois le temps que le second se libère). Mais j'ai tout de même regardé d'un œil les offres dans mon secteur professionnel et y a pas des masses de postes disponibles... Quel idée de travailler dans le secteur culturel aussi, j'aurai mieux fait de faire de l'informatique. Je mets ce constat que le compte de l'été, j'espère que le marché se réanimera en septembre et/ou être contactée (ou employée soyons fou!) pour l'un des quelques postes auxquels j'ai postulé.

 

Nouveau pays, nouvelle alimentation : nouvelle courbe de poids.

Oui en arrivant j'ai pris du poids. Heure de repas non fixes (courir à droite à gauche pour les démarches administratives, faire les premières courses d'installation, sorties en tout genre), beaucoup de restos et perte totale de repère sur les produits à acheter ont eu raison de moi. Je crois que le plus difficile pour moi fut les premières courses. Je me vois encore dans les rayons totalement déboussolée en regardant les étiquettes des marchandises et me demandant ce que j'allais bien pouvoir acheter. Je m'explique. Depuis notre plus tendre enfance nous avons l'habitude de voir tel produit et surtout telle marque dans notre frigo. Nous savons ce qui est bon, ce qui ne l'est pas. Au premier coup d'oeil on sait reconnaitre les produits de luxe, les produits bio, les produits "coup de pouce". On n'imagine pas à quel point tout ces codes couleurs sont inscrits en nous. Ni de la puissance des marques qui fait que l'on sait tout de suite lesquelles nous correspondent ou non. Là vous arrivez dans un pays ou tout les codes changent et où vous ne reconnaissez rien. Tous ces réflexes sont à recréer.

Bref j'ai pris du poids, je ne saurai vous dire combien car je n'ai pas de balance (mais c'est pas plus mal).

Mais je suis heureuse de vous dire que je n'ai pas attendu pour réagir et j'ai filé direct à la salle de sport la plus proche de chez moi. Je suis devenue une adepte du marché Jean Talon et j'ai tout perdu (je pèse certainement même moins qu'à mon départ). Ouf je l'ai échappé belle. Le fait est qu'il faut être rigoureux sur ce que l'on ingère car beaucoup de choses ici sont vendues en grosse quantité. Des plaquettes de beurre de 450 gr (au lieu de 250 gr en France), des jus d'orange de 2,5 L (et non 1L) ... la tentation est grande de se resservir là où en France on n'en n'aurait plus.

Donc le beurre... Aussi haut que la confiture... #bigsize

Posted by Une Frenchie à Montréal on vendredi 12 juin 2015

 

Il y a des tonnes de choses à faire / à voir

Et je ne parle même pas de tourisme ! J'avais déjà eu la chance de venir en octobre dernier jouer les touristes et visiter les sites incontournables (Vieux Montréal, Vieux port, rue Sainte Catherine, vue du Plateau Mont-Royal etc). Là je ne parle que des activités événementielles organisées dans la ville.

Ce que j'ai fait...

Ce que j'aurai aimé faire...

 

De nouvelles expressions:

  • Car oui dans le fond on a tous nos petits tiques verbaux. Et celui-ci en fait parti.
  • C'est correc[t] : oui, ici on ne prononce pas le "t".
  • Par moment il y a pas mal d'achalandage (=affluence) sur la route et de vrais risques de congestion (=bouchons).
  • Les loyers ne sont pas élevés, mais faire ses courses* est assez dispendieux (=cher) *il me semble - je choisis peut-être mal mes magasins
  • Le matin on prend son déjeuner, le midi son dîner et le soir son souper.
  • On ne va pas aux toilettes mais à la salle de bains.
  • Parfois on peut nous péter la balloune
  • Et enfin, il n'y a pas de KFC mais des PFK (Poulet Frit à la Kentucky)

 

Et vous alors, avez-vous d'autres anecdotes à nous faire partager ?Laissez les en commentaire, c'est fait pour ! :-)